En Juvénal (Ier-IIe siècle), la satire se fait homme ; une satire aussi brillante que rude et véhémente, fustigeant inlassablement les travers et les folies des hommes. S'il a l'insulte facile, le poète a la rage joyeuse. C'est avec dérision et ironie qu'il décrit Rome, où il ne voit plus que bassesse, stupre et décadence. Les vers de Perse (Ier siècle), que Boileau jugeait « obscurs, mais serrés et pressants », sont des traits qui, sitôt lancés, s'abattent et touchent leur cible au coeur, sans épargner personne. En bon stoïcien, il cherche à atteindre l'impassibilité face au tableau désolant de l'état du monde ; ce qui n'interdit ni les invectives ni les algarades.
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