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Où situer Xavier Grall ? Un brin marginal, "frotté à l’air du temps, aux vents du monde", il appartient – comme Armand Robin ou le tchèque Jan Skácel – au cercle restreint des poètes-journalistes inspirés. Ses prises de position anticoloniales, son engagement en faveur de la cause bretonne, ses préférences ou détestations marquées pour telle ou telle figure intellectuelle de son temps lui valurent quelques polémiques mémorables. Mais il était trop poète pour que celles-ci atteignent ses convictions profondes, et singulièrement son attachement – maintes fois renouvelé – à la foi chrétienne. Incontestablement, dans son opposition aux "âmes stagnantes" et aux conservatismes de toutes sortes, Xavier Grall aura incarné une forme de renaissance de la Bretagne.
Pour évoquer son pays natal qu’il considère être, rien de moins, qu’une province métaphysique, vous l’entendrez proférer des mots, des sons et des «sônes» à la manière de poèmes-chansons. Multiples sont ses ressources lexicales et syntaxiques. À la prosodie médiévale qu’il emprunte à François Villon, et qui ne va pas sans une certaine nostalgie, il ajoute le rythme incantatoire du «kan an diskan». Dans les allées de son jardin à la française, on croise ainsi des cyprès centenaires où vibrent les chants des bardes et des harpeurs bretons. Et aussi, par bribes, la langue anglaise en écho à Kérouac. Mais la ligne d’horizon de sa quête existentielle – il y reviendra toujours – se superpose d’abord à la mer…