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Obstaculaire. Il fallait bien ce néologisme difficile pour qualifier l’élan violent et contrarié qui enfante ici comme ailleurs la poésie de Cédric Demangeot. Nom, comme « ossuaire », ou adjectif, comme « oraculaire », il nomme avec une sécheresse exacte ce singulier appareillage de la parole dont le moteur est l’empêchement, le mouvement la butée, et qui ne fonctionne qu’en se brisant pour laisser voir sa mécanique détruite. Je dors mal. Je dégonde la caisse. La caisse crie. Je la dégonde encore. Elle ne crie plus la caisse. Comment dormir pareil silence. Les poèmes, souvent brefs, isolés, « dégondés » en effet, atteignent un degré de concentration qui ne laisse debout qu’une échine sonore, une syntaxe disloquée, un enchaînement de mots raréfiés, des indurations d’images. Dépouilles tressaillantes d’un effort de parole qui se rompt sous l’effet de sa propre tension, ils laissent pourtant entrevoir qu’on ne peut révéler qu’au prix de ce déchirement : « À chaque jour une brèche, une crue. / Le réel oublié se déloge – il s’inquiète et respire. […] Minuscule terreur / qui pompe à vide et jette à fond de cale – et silence. » Les cinq sections du recueil sont autant de directions empruntées par cette même quête sous-jacente de « l’inconnaissable ». Intitulées « Obstaculaire », « Les haltes de l’idiot », « Un colloque des débris », « Un raté dans l’étang » et « Ferraille », elles présentent des inspirations et des formes diverses, côtoyant l’aphorisme, le récit, la dédicace ou le poème de circonstance, sans jamais toutefois se départir de cette qualité de parole qui fait de Cédric Demangeot un poète irremplaçable.