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Quelque chose a changé dans notre sensibilité. Nous ne souffrons plus la souffrance des animaux. Et la séparation entre nous et eux à l'épreuve de laquelle nous avions édifié la certitude de notre identité se défait. L'humanité ne parvient plus à se contenir en elle-même. Elle déborde comme un vase trop plein et s'écoule vers d'autres formes de vie. Pour comprendre ce bouleversement, un retour au philosophe Jeremy Bentham s'impose. Dans son Introduction aux principes de morale et de législation de 1789, le fondateur de l'utilitarisme a dégagé les principaux arguments utilisés aujourd'hui par tous les défenseurs de l'antispécisme et du droit des animaux, mais également les limites de cette argumentation. En se plaçant dans les pas de Jeremy Bentham mais aussi des grands auteurs de la pensée animaliste (Peter Singer, Tom Regan, Martha Nussbaum) et de certains écrivains (Franz Kafka, Curzio Malaparte, J. M. Coetzee), Tristan Garcia se livre à une réflexion très personnelle sur les paradoxes de la nouvelle communauté morale qui nous relie aux autres animaux. Pourquoi ce lien s'impose-t-il au moment où nous ne vivons plus ensemble ? Comment s'interdire de faire souffrir les autres animaux sans souffrir de la souffrance qu'ils s'imposent ? Sans jamais clore l'interrogation, l'auteur appelle à sortir de la focalisation sur la question du droit, pour ouvrir celle de la communauté sensible que nous pouvons former - ou pas - avec ce lointain semblable qu'est l'animal.