La légitimité du droit du travail est plus que jamais vacillante dans un contexte de
crise économique. Confrontées à un impératif d'efficacité, les règles de droit du travail
sont évaluées, jugées, justifiées à l'aune de leur impact sur l'économie.
Au fondement de cette évaluation se situe une certaine analyse économique qui
s'érige en normativité concurrente du droit. Les représentations et les croyances sur
lesquelles le droit du travail se fonde et qu'il nourrit semblent ainsi évoluer sous l'influence
des catégories normatives d'un modèle économique conçu au regard
d'une certaine fin.
Quelles sont alors les représentations qui guident cette évaluation ? Comment ces
représentations influencent-elles le droit du travail ? N'existe-t-il pas d'autres modèles
permettant de concevoir différemment les relations du droit du travail et de
l'économie ? C'est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre.
Cette étude examine en ce sens les représentations du travail, du pouvoir, du contrat,
du marché, véhiculées par le modèle économique orthodoxe auquel le droit du
travail est confronté. L'ouvrage s'attache également à discuter la proximité de ces
représentations avec celles du droit du travail et envisage les nouveaux édifices
doctrinaux qui s'élaborent autour de ces concepts économiques.
La première partie de cet ouvrage porte sur la remise en cause des fondements du
droit du travail dont la rationalité est recherchée au regard des catégories dites
scientifiques d'une analyse économique dominante. La seconde partie de l'étude
s'attache à la diffusion de l'exigence d'économie au sein du droit du travail, en analysant
le raisonnement du juge et l'évolution des sources du droit du travail à la
lumière de cette normativité économique.
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