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Non, ouvrage de critique, a été écrit en roumain, entre 1930 et 1933, lorsque Ionesco avait vingt ans. Dans une première partie, Ionesco attaque violemment trois gloires reconnues de la littérature roumaine : le poète Tudor Arghezi, le poète Ion Barbu et le romancier Camil Petresco. En fait, plus qu'à eux, il s'en prend aux critiques qui les ont encensés. Ces essais critiques sont entrecoupés de passages où l'on reconnaît les grands thèmes de Ionesco : dans une sorte de journal, des réflexions sur la vanité du métier de critique et surtout sur la peur de la mort, leitmotiv le plus essentiel de toute l'oeuvre de Ionesco : "Je vais mou-ou-ou-ou·ou-ou-rir." La seconde partie est une suite d'essais sur la critique. Ionesco essaie d'y démontrer la vanité de la critique, et même son impossibilité. Et aussi l'impossibilité et l'absurdité de l'art. Il s'amuse, par exemple, à écrire un éloge dithyrambique puis un éreintement de La Nuit bengali de Mircea Eliade. Il retrace de façon caricaturale la carrière type d'un écrivain en Roumanie. Il avance des paradoxes sur le roman, et sur le génie littéraire. Dès qu'on s'exprime, on cesse d'être soi-même. La valeur esthétique n'existe pas. "Si Dieu existe, à quoi bon faire de la littérature ? Si Dieu n'existe pas, alors, à quoi bon faire de la littérature ?" Dans la Roumanie d'alors, le jeune Ionesco était ce qu'on appelait "négativiste". Le lecteur français y reconnaîtra ce regard clownesque et angoissé à la fois devant l'évidence de l'absurde, qui est au coeur même de son théâtre.