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« Mon Dieu, faites de moi un honnête homme et n'en faites jamais une honnête femme. » L'unique prière que Voltaire prêtait à Ninon gardait son caractère provocateur il n'y a pas si longtemps. Colette et Simone de Beauvoir auraient encore pu l'adopter. Avec trois siècles d'avance, cette brune à la beauté douteuse, mais au charme certain avait compris que l'égalité des sexes passait par la libération sexuelle des femmes.
Les philosophes du XVIIe siècle en firent un personnage de légende. Elle avait eu le chance de vivre assez longtemps pour devenir un « personnage ». A « Ninon la courtisane », voire « la débauchée », succéda une bourgeoise spirituelle ayant pignon sur rue, une vieille dame respectable à la fin apparemment chrétienne.
On prétendit pourtant qu'un abbé l'aurait eue pour maîtresse le jour de ses quatre-vingts ans. Dès seize ans, elle avait connu l'amour, et la liste de ses amants s'est bientôt allongée comme celle de Don Juan. Elle avait ses « payeurs », ses « favoris » et ses « martyrs ».
Mais elle comprit vite que l'amour ne se réduisait pas à la sexualité. Elle devint la moderne Léontium, où l'on venait apprendre « la manière jolie de faire l'amour ». Elle connut aussi la passion. Elle assuma discrètement les charges de la maternité.
Elle chantait bien, et elle avait hérité de son père un grand talent de joueuse de luth. Ninon de Lenclos, une superbe artiste.
Éditeur de Mme de Sévigné à la Bibliothèque de la Pléiade, puis de Mme de La Fayette chez Bourin-Julliard, Roger Duchène leur a consacré des biographies qui font autorité. Comme son La Fontaine et son Impossible Marcel Proust. Il a eu le Grand Prix de la biographie littéraire de l'Académie française pour son Molière (éditions Fayard).