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Ivor Gurney (1890-1937), poète des nuages et des tranchées, demeure inconnu en France alors même qu’il est considéré en Angleterre comme l’un des war-poets les plus accomplis, au même titre que Wilfred Owen, Siegfried Sassoon ou Robert Graves. Natif de la vallée de la Severn dans le Gloucestershire, région lumineuse qui hante ses poèmes de guerre, Gurney est très tôt repéré pour son talent musical et rejoint le Collège Royal de Musique à Londres. Interrompu dans ses études par la déclaration de guerre, il est affecté sur le front près de Béthune, quelques mois avant la bataille de la Somme. C’est là qu’il commence à écrire les hymnes à la patrie qui lui permettent, un temps, d’oublier la souffrance du quotidien dans les tranchées, brillamment exprimée dans «Servitude» ou «Douleur». Gazé en 1917, il quitte le front pour l’hôpital en Angleterre et publie son premier recueil, Severn and Somme, où l’image idyllique de l’Angleterre fait pendant à l’horreur du front. En 1918, il souffre d’une sévère crise de dépression (ou choc post-traumatique), à laquelle il fait allusion dans «C’est bientôt la Toussaint», dernier poème de Severn and Somme. Il reprend, quelques mois plus tard, ses études sous la direction de Vaughan Williams, compose deux pièces pour orchestre «War Elegy» (1920) et «Gloucestershire Rhapsody» (1921) et publie un second recueil de guerre, War’s Embers (Les Cendres de la guerre, 1919). Après une rechute en 1922, les médecins diagnostiquent une forme de «folie délirante» (en termes contemporains, trouble bipolaire): Gurney est enfermé à l’asile, dont il ne sortira plus de son vivant. Il meurt en 1937, à l’âge de 47 ans, après avoir écrit 880 poèmes et mis en musique un grand nombre des poètes de son temps (E. Thomas, W.H. Davies ainsi que lui-même dans Severn Meadows). Incapable de dépasser l’expérience aliénante de la guerre, il est surtout connu pour ses poèmes des tranchées rédigés au présent; poèmes qu’il continue d’écrire longtemps après le conflit, répétition traumatique ou obsession nostalgique dont le temps n’est pas parvenu à le guérir.