À son arrivée dans l'enfer de Birkenau, Natan Ramet reçoit une identité différente, composée de six chiffres : 160242. Les Allemands ne le considèrent plus comme un être humain mais comme un matricule.
« Tu as de la chance, tu vas être mis au travail », murmure la fille qui lui tatoue le numéro sur l'avant-bras gauche. Il lui demande ce qui arrive à son oncle, qui ne reçoit pas de tatouage. Elle désigne avec résignation la cheminée qui fume un peu plus loin. « Ton oncle quitte la cheminée en fumée maintenant, et si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera ce soir. Et si ce n'est pas ce soir, alors demain. »
Natan Ramet survivra aux camps, comme l'un des rares de son entourage. Sa mémoire avait conservé le souvenir intact des atrocités qu'il avait endurées. Mais son refus obstiné de renoncer à l'humanité et sa capacité de résilience l'ont menéà développer une grandeur morale et une générosité qui l'ont pousséà s'engager pleinement dans l'œuvre de sa vie : la fondation du Musée Juif de la Déportation et de la Résistance dans la caserne Dossin de Malines.
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