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Qu’est-ce qu’être indigène en Amérique latine ? Est-ce le produit d’un colonialisme interne qui se serait maintenu par-delà l’accès à l’indépendance des différents États du continent ? Ou s’agit-il d’une identification politique plongeant en réalité ses racines dans une histoire beaucoup plus récente ? Loin d’être une donnée évidente, la catégorie « indigène » doit en effet être appréhendée comme une ressource multidimensionnelle, mobilisée aussi bien par des États dits « indigénistes » que par un continuum d’organisations ayant fait le choix de s’identifier comme « indiennes ». L’indigénisme nourrit dès lors une histoire politique de l’altérité, entrelaçant construction étatique et travail militant. Le Mexique, de la Révolution de 1910 jusqu'au au soulèvement de l’Armée zapatiste de libération nationale en 1994, apparaît comme le cadre incontournable de toute réflexion sur l’autochtonie : le pays a été l’un des laboratoires mondiaux de l’indigénisme. Obsédées par l’idée d’une nation racialement homogène, ses élites blanches et métisses ont cherché, plus qu’ailleurs, à « incorporer l’Indien à la civilisation ». Face à cette mission assimilatrice, les natifs ont lutté constamment pour faire entendre les revendications de la « race indigène » et orienter le cours de l’indigénisme. Une analyse dense, foisonnante et inscrite dans une histoire globale, qui s’apparente in fine au récit d’une progressive décolonisation de l’Amérique latine c'est-à-dire d’un éloignement graduel et incertain du colonial à l’échelle d’un siècle.