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Le silence s’est depuis toujours imposé comme un contrepoids indispensable à la réalité sonore, parce qu’il constitue la condition à la fois de sa manifestation et de sa disparition. Tout au long de l’histoire de la musique, les compositeurs n’ont cessé de le questionner et de le faire intervenir dans leurs œuvres selon de multiples modalités : comme suspens, rupture, contraste, surprise, effet dramatique, apport de nature spirituelle... Dans tous les cas, il est particulièrement significatif d’observer de quelle manière chacun a envisagé son rapport au silence, non comme un fait négatif, mais comme une donnée complémentaire, nécessaire à son écriture. Le phénomène du silence concerne tous les genres musicaux ; on le retrouve aussi bien dans les musiques dites savantes que dans le jazz, le rock ou la chanson, et les supports de diffusion, jusqu’aux plus récents, n’ont pas manqué de lui donner corps sous de multiples formes, non sans humour ou esprit de provocation parfois. La musique n’est, bien sûr, pas le seul domaine dans lequel s’exerce cette thématique ; la relation entre son et silence demeure cruciale dans tous les arts amenés à introduire la dimension temporelle dans leur mode de fonctionnement, tels le cinéma, la danse, l’art sonore. Plus globalement, dans le monde excessivement bruyant que nous subissons, réfléchir sur la place du silence dans notre vie est devenu un thème de réflexion de plus en plus impérieux pour de nombreux artistes, John Cage pouvant être considéré, avec son célèbre 4’33”, comme un incontestable précurseur. À signaler que le livre se termine par un entretien donné spécialement par Pascal Quignard, écrivain majeur de notre époque ayant beaucoup écrit sur la musique.