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Il peut sembler paradoxal que certains aient vu en Montesquieu un penseur de la liberté, quand d'autres ont mis l'accent sur son projet d'élaborer une physique sociale. Ces deux facettes ne sont pas antinomiques, mais complémentaires : l'originalité de sa philosophie politique est qu'elle s'articule étroitement sur une étude serrée de la causalité et de la légalité scientifiques. Dès lors, il n'est pas possible de prétendre traiter sa conception politique de la liberté sans d'abord passer par les questions épistémologiques que son oeuvre aborde. Pour rendre compte de la pensée de Montesquieu, il ne suffit donc pas d'invoquer, comme une antienne, la prétendue séparation formelle des pouvoirs : elle soulève des problèmes beaucoup plus substantiels. La liberté s'enracine ici au coeur même du réel : ce que l'auteur a appelé « la nature des choses ». En ce sens, le tout début de De l'Esprit des lois invalide toute interprétation positiviste de l'oeuvre et pointe plutôt le lien qui se noue entre science et éthique. C'est à condition de reconnaître cet enjeu que le thème de la liberté peut apparaître comme l'épine dorsale de cette oeuvre majeure. Au point d'y voir Montesquieu dessiner les traits d'un gouvernement innommé qui se démarque à la fois de la république, de la monarchie et du despotisme, sans se réduire à un quelconque modèle de l'époque. Ce gouvernement de la liberté est alors le seul capable d'insuffler au plus haut point l'esprit aux lois.