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Abus de grand air ? Overdose de sérénité bucolique ? Voilà quatre ans que F'Murr nous a laissés sans nouvelles des Alpages, avec cet autocar qui planait dans le ciel. Il plane toujours et son chauffeur est au bord de la crise de nerfs. A part ça, tout va bien : les brebis sont toujours cinglées, bien qu'elles se situent - d'après F'Murr - un peu plus fermement dans le réel. Exemple : elles sont inscrites sur les listes électorales. Exceptionnellement, elles se rendent en ville, honorer la mémoire d'un héros (régional) de la révolution : Aignan Morutier Dechampdemars qui s'employa, dès 1788, à stocker des kilomètres de textile tricolore... A propos de textile, le berger Athanase arbore ici une formidable collection de pull-overs - ce qui devrait encourager ses brebis, bien souvent désoeuvrées, à pondre de la laine. D'autant plus qu'on leur impose une concurrence sauvage sous la forme d'un alpage qui crache à la gueule de tout le monde pendant quatre pages. Ce clin d'oeil à Tintin est accompagné d'un clin d'oeil aux Peanuts, et plus particulièrement à Lucy qui, un jour, avait mis sur diapositives tous les petits défauts de Charlie Brown : ici, c'est le chien qui projette en "holographie" la cosmographie intime d'Athanase : son premier opinel, sa première cuite, la première vache qui l'a coursé, etc. Détail frappant : les Alpages sont plus peuplés que d'habitude : on y croise entre autres quelques touristes qui ne sont pas près de revenir, un sphynx égyptien exhumé par hasard, le Captain Achaboz et sa baleine blanche, et quelques échantillons de serpents, ours et saumons norvégiens égarés là pour cause de catastrophe écologique déclenchée par Romuald le bélier, dont on peut noter en passant que son QI ne s'est pas amélioré d'un iota. Bref, comme les neuf précédents, ce dixième album nage en pleine hystérie, avec une joie de vivre, un sens de l'absurde et une intelligence qui vous laissent pantelant. Et puis, retrouver les alpages, c'est retrouver, sans l'ombre d'un doute, l'un de nos plus grands dessinateurs.