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"A la fin de l'année 2004, alors que le texte définitif de la constitution européenne avait pu être analysé et que la "décision" de l'ouverture des négociations avec la Turquie apparaissait, bien à juste titre, comme déjà prise, de nombreux spécialistes se sont réunis en colloque pour traiter du fond de cette question essentielle pour notre avenir: "face à la mondialisation, l'Europe fédérale dans laquelle nous enfermerait le projet de constitution européenne est-elle la bonne réponse pour l'Europe et pour la France?" Cette question n'est pas le fruit du hasard, l'évidence s'impose: on ne peut plus désormais parler de choix politiques sans évoquer la construction européenne. Mais, en retour, peut-on raisonnablement envisager la construction européenne sans prendre en compte la mondialisation? Au terme de ce débat, trois réponses s'imposent : Le Traité constitutionnel européen est une remise en cause radicale de l'avenir de la France. Ce Traité ne répond pas aux enjeux économiques, démographiques et politiques (élargissement) de l'Europe actuelle. La mondialisation bouleverse le sens même de la construction européenne, et "ringardise" cette constitution avant même qu'elle n'ait vu le jour. En réalité, la transformation de la planète en un monde, multipolaire et surtout en un village planétaire, constitue une nouvelle donne qui bouleverse fondamentalement, totalement, et de manière irréversible la construction européenne, pour l'inscrire, dans sa forme fédéraliste intégriste et exclusive, au musée de l'obsolète. C'est là ma profonde conviction. Car cette " constitution " est une idée de 1815 qui n'a pas vu que le monde a changé. Voir de nos jours le monde à travers le prisme européen revient à voir le monde tel qu'il existait à l'époque où l'Europe était monde, au début du XIXe siècle.Nous devons prendre aujourd'hui "un peu" d'Europe, dans une coopération librement consentie, c'est-à-dire revenir aux grands principes fondateurs qui ont fait le succès de la construction européenne à ses débuts, pour réserver la plus grande part de nos efforts à ce monde à la dérive et promis à la haine.Face à une mondialisation pleine d'incertitude, l'heure n'est pas à l'utopie fédéraliste mais à la lucidité réaliste. On ne le redira jamais assez, le débat actuel n'oppose aucunement d'angéliques partisans de la construction européenne à de prétendus adversaires attardés de l'Europe. Il oppose deux conceptions de notre avenir. Des autruches frileuses bâtissent un monstre institutionnel afin d'être à jamais, du moins le croient-elles, déchargées du courage d'exister. C'est ce courage auquel une majorité de français qui diront "non" ne veut pas renoncer."