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Le 30 avril 1611, un curé marseillais, Louis Gaufridy, est brûlé vif à Aix au terme d’un procès instruit par le parlement de Provence. Il est reconnu coupable d’avoir causé la possession diabolique de plusieurs religieuses d’Aix, ainsi que d’avoir initié à la sorcellerie l’une d’entre elles, la jeune Madeleine de Demandolx. Thibaut Maus de Rolley propose une nouvelle lecture de cet événement judiciaire majeur du début du règne de Louis XIII. L’enquête s’articule autour des aveux livrés par Gaufridy à la justice, dans lesquels le prêtre raconte sa vie de sorcier, décrit les messes noires célébrées au sabbat et révèle avoir reçu du diable le pouvoir de rendre les femmes folles de désir en leur soufflant au visage. Moi, Louis Gaufridy examine comment cette « confession » s’est forgée au cours du procès, avec en point de mire une question cruciale : lorsqu’ils passaient aux aveux, les hommes et les femmes accusés de sorcellerie n’étaient-ils que les récitants passifs des fantasmes des juges, ou prenaient-ils part à l’invention de ces histoires diaboliques ? Est-il possible d’entendre leur voix propre dans les dépositions consignées par les greffiers ? À l’aide de documents inédits, ce livre novateur montre aussi comment cette fiction élaborée dans l’enceinte du tribunal s’est ensuite largement diffusée par l’imprimé, pour donner lieu à des réécritures qui éclairent d’un nouveau jour l’histoire de la littérature du crime, tout en nous permettant de mieux comprendre comment un procès de sorcellerie était reçu par ses contemporains immédiats, au plus fort de la chasse aux sorcières en Europe.