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"Je vais avoir bientôt deux ans et, puisque c'est l'âge auquel je vais probablement mourir, si j'en crois ce qu'on a prétendu le jour de ma naissance, j'ai décidé de mettre en ordre les souvenirs de ma vie, il ne faudrait pas que cette prédiction se réalise et que je me reproche par la suite de ne pas m'être battue pour obtenir une place dans la postérité... Mon prénom est Julia [...] et je suis née avec une lésion cérébrale très grave et irréversible, une lissencéphalie, qui m'interdit toute autonomie ; à peine me permet-elle de survivre. Par pitié, on m'a classée dès ma naissance dans la catégorie des bébés souffrant d'un retard profond, en réalité ce n'est pas que je sois en retard, mais je ne progresse absolument pas. Je ne sais rien faire. Je ne sais rien faire de tout ce qu'on peut imaginer. Parler ? Non. Marcher ? Non. Regarder ? Non. Désigner ? Non. Bouger ? Non. Manipuler ? Non. Mastiquer ? Non. Penser ? Non. Faire un clin d'oeil ? Non. Jouer du luth ? Non. Sauter à la corde avec les yeux bandés et un oeillet à la bouche ? Non. Non, non, non, et non à tout. Une suite infinie de "non". Même pas quelque chose de très facile très facile que ferait le dernier des imbéciles ? Eh bien non, je ne sais même pas faire ça." Antonio Martínez.