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Le service militaire ne cesse plus de polariser le débat public français relatif à la Défense nationale. Pourtant, quand Jacques Chirac a annoncé la professionnalisation des armées en février 1996, la discussion a été rapidement close, comme si une évidence s'imposait. Trente ans après, de nombreux Français, et avec eux leurs responsables politiques, ne parviennent pas à se défaire de la croyance qu'il existe une relation linéaire entre le passage de chaque classe d'âge sous l'uniforme, la bonne santé de la nation et sa capacité à agir sur la scène internationale. Mais c'est à une forme de mythe qu'ils se raccrochent. Le souvenir idéalisé d'une société largement mobilisée avant la Première Guerre mondiale fait oublier que, dès l'entre-deux-guerres et plus encore ensuite, après l'acquisition de la dissuasion nucléaire, la conscription n'est plus le même levier efficace de mobilisation. Alors que court le diagnostic d'une crise de cohésion et que le monde apparaît plus dangereux, cette mythologie du service militaire risque de brouiller la compréhension que les Français peuvent avoir de leur modèle de défense. En monopolisant l'attention, elle masque les questions politiques qui sous-tendent pourtant toutes les interrogations concernant la manière dont une société peut se mobiliser lorsqu'elle est engagée dans des rapports de force internationaux.
Bénédicte Chéron, historienne, professeur à l'Institut catholique de Paris, travaille sur les relations armées-société. Elle a notamment publié Pierre Schoendoerffer (CNRS Éditions, 2012) et Le soldat méconnu. Les Français et leurs armées : état des lieux (Armand Colin, 2018).