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Miracle Smith est le tout premier livre illustré d’Arman – à l’époque son nom porte encore un « D », qu’il abandonnera trois ans plus tard. Publié pour la première fois en 1955 aux Éditions Coaraze à quelques dizaines d’exemplaires, dans la collection dite du « Lézard bleu », cet ouvrage réunit un poème en prose de Claude Pascal dans une veine surréaliste – la visite fantastique et désolée d’un certain Miracle Smith au « musée », un dimanche matin, à l’heure de la messe – et trois bois gravés d’Arman.
Miracle Smith est le fruit d’une rencontre qui eut lieu quelques années plus tôt à Nice, deux ans après la fin de la guerre, entre trois jeunes gens qui venaient de s’inscrire au club de judo du quartier général de la Police, Armand Pierre Fernandez, Claude Pascal et Yves Klein, et que Claude Pascal a rapportée ainsi : « En 1947, face à cette mer imbécile où se consument les vieillards de la France et de l’art, nous avions la vingtaine, Yves Klein, Arman et moi. La Promenade des Anglais. Nous portions des chemises barbouillées de pieds et de mains nues et nous nous nourrissions de l’or et du fer contenus dans l’air. » Sur la plage de Nice, les trois amis choisissent de « se partager le monde » : à Arman revient la terre et ses richesses, à Claude Pascal l’air, et à Yves le ciel et son infini.
Dans la douceur des journées niçoises, les trois amis se passionnent pour le judo, le zen, l’astrologie, le bouddhisme, les Rose-croix. 1955 est une année capitale pour ce trio : tandis qu’Yves Klein expose pour la première fois ses Monochromes à Paris, Arman et Claude Pascal – sous le nom de Pascal Claude, déjà utilisé pour la préface toute de lignes noires du Yves Peintures d’Yves Klein – collaborent à un recueil poétique appelant à « une révolution picturale », et dont l’exergue donne le ton « Miracle : “Il vous reste maintenant à détruire l’Image” ».
En 1962, Arman réalise un Store Poème sur lequel Claude Pascal retranscrit une partie du texte de Miracle Smith.