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Les poètes posent toujours des questions. Ils connaissent ou ils croient connaître les réponses à la plupart de celles-ci. Par cette attitude ils ressemblent aux philosophes. Ce qui les différencie d’eux, c’est qu’ils ne donnent pas forcément de réponse. Ils ne restent pas dans le cadre de la raison, mais dans l’imagination. La poésie et la question sont comme deux amis, deux camarades, deux amoureux. Elles s’offrent généreusement leur minerai, leur trésor, augmentent leur richesse avec la contribution du poète. Bien que le poète sache l’importance de sa contribution, il est conscient qu’il oeuvre sur un terrain glissant, car la question posée peut montrer la réponse, son diagramme logique peut se perdre dans les eaux de la prose, elle peut dissimuler la force de l’imagination au lieu de la pousser en avant. Le poète qui a bien su saisir le minerai de la question dans la poésie, c’est Pablo Neruda. Sa vision philosophique du monde est très clairement concrétisée dans son ouvrage, Livre des questions. Mais a-t-il pu exploiter suffisamment ce minerai ? Il aurait pu s’il avait encore vécu. Il aurait posé d’autres questions sans aucun doute. Cette supposition m’a poussé à continuer d’exploiter cette richesse de questions par la poésie. Mon objectif n’est pas, bien entendu, de les poser comme Neruda, mais de le faire à partir de ma poétique, de ma vision du monde, de ma culture, de ma langue. Et les réponses ? À chacun la sienne.