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La poésie ne raconte pas, ne décrit pas. Elle sidère. Elle frappe celui qui la chante ou qui l’écoute d’une lumière qui n’est pas celle du soleil, mais d’astres indéterminés pourvu qu’ils soient autres, qui appellent son chant et intiment sa compréhension. La poésie de Jacques Le Scanff est un paysage recomposé, sous l’influence de ces astres-là - ce qu’un récit appellerait des personnages -, qui le parcourent. Elle savait, et, désespéré, se retournait vers ces masses de terre, ces mystères sans cesse enchevêtrés, ces collines grisâtres, indécises, qui bordaient l’horizon. Ses yeux fixés sur leur amoncellement qui lui était amant et mère, qu’elle ne pouvait, l’eût-elle voulu, étreindre. L’enfant sur sa couche, l’enfant blotti dans son cauchemar ou dans sa fuite ou dans ce qui peut advenir quand, sans défense, on subit l’assaut des songes. L’enfant était sa seule proie, elle savait se retenir, feindre de lui laisser du champ, se réjouir de sa course pieds nus dans le lit de la rivière, dans la pince de froid acide, entre la chaleur des galets. Le bois de la maison, elle pouvait l’étreindre sans retenue ; les larges planches bouvetées, irrégulières, blanches et polies de lavage. Peut-être des planches de pins, elle oubliait les noms. Les avait-elle jamais connus ? Ce n’est pas. Il y a des fenêtres à lacune ouvertes sur des vides, des femmes qui se marient aux hommes qui se marient aux vagues. Sanglots clos au raz, à l’orée de la mer, du plat de son eau et de son sel sans sable. Hormis les traces, miettes, sulfures, les restes de ce n’est pas.
Les rejets.
Ce qu’elle, marâtre des matelots, régurgite. Sans gorge, gosier, ni dents, ni dires, ni mêmes mots, mais l’immense râle déferlant, brisant les grèves.