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Naviguer dans l’oeuvre de Michel Mohrt et pénétrer dans l’intimité de l’écrivain, telle est l’ambition de cet essai écrit par un ami qui l’a côtoyé pendant quarante ans. Le 17 août 2011 disparaissait à l’âge de 97 ans un émigré de l’intérieur, quoique membre de l’Académie française, éternel déraciné et voyageur nostalgique en rupture de ban avec son époque. Les points de repère de son existence sont autant de thèmes traversant ses livres : la Bretagne, Nice et les Alpes du Sud, les Etats-Unis, l’Angleterre, Venise... Le marin a rompu les amarres pour vivre en homme libre, rêvant de créer un impossible phalanstère composé d’esprits lucides, de fidèles lui ressemblant. Ses ports d’attache sont la littérature et l’histoire qui nourrissent son amour de la liberté. Mohrt ne veut pas se laisser embrigader et souhaite préserver son quant-à-soi. Il convoque les écrivains du XIXe siècle, Chateaubriand et surtout Stendhal dont il renouvelle le thème de la chasse au bonheur. « J’ai compris que la seule vengeance, c’est le bonheur... Oui, il y a le bonheur. Et le mépris : les deux béquilles qui me soutiennent dans la vie. » Il s’érige en porte-parole des vaincus, en Cassandre de nos guerres civiles, en caution morale des parias de l’Histoire. Sous sa plume, le romantisme des causes perdues n’est pas un vain mot. Mais il sait aussi faire souffler un fort vent d’Ouest sur les lettres françaises en révélant Faulkner, Styron ou Kerouac. Ce réfractaire qui a su dire «non» aux dérives de son époque est tout sauf un écrivain mineur. Il est grand temps de redécouvrir l’oeuvre de cet aristocrate au caractère bien trempé qui a toujours préféré l’air du large à l’air du temps.
Cet essai est suivi d’une pièce de théâtre inédite de Michel Mohrt, « Siegfried 40 », écrite en 1944.