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Né en 1948 à Stockholm, Henning Mankell partage son temps entre la Suède et le Mozambique. Si nombre de ses fictions, pièces de théâtre et essais stigmatisent les maux de l’Afrique, ce sont ses romans policiers littéraires qui lui ont valu une immense célébrité internationale. Et avant tout la série des neuf enquêtes menées par le commissaire Kurt Wallander et son équipe de policiers d’Ystad, en Scanie. Des policiers accablés par l’irruption d’une violence à l’américaine dans leur univers jadis paisible. Car c’est dans le crime que l’auteur voit le meilleur miroir de la société. Le tome I de l’intégrale des enquêtes du commissaire Wallander comprend les trois premiers titres publiés par Henning Mankell. Meurtriers sans visage décrit une Scanie qui fustige ses réfugiés et succombe à la violence raciale. Dans Les Chiens de Riga sont évoqués les problèmes liés à l’indépendance fragile d’un pays voisin, tout juste libéré de la tutelle soviétique. La Lionne blanche nous introduit dans le milieu des Afrikaners nostalgiques de l’apartheid, déterminés à empêcher l’accession au pouvoir de Nelson Mandela. Mais ne nous y trompons pas. Il y a toujours un télescopage entre la réalité quotidienne de la province suédoise et les épisodes funestes qui se déclenchent à un autre point du globe. Kurt Wallander est bien à l’image de son créateur : un humaniste anxieux, ébranlé par l’évolution du monde. Traduit du suédois par Philippe Bouquet pour Meurtriers sans visage et par Anna Gibson pour Les Chiens de Riga et La Lionne blanche