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Il y a un peu moins de 70 ans, à la fin de l’année 1952, le père Eugraph annonçait officiellement la future publication d’un ouvrage portant sur les principes canoniques de l’Église orthodoxe.
Ce livre, de près de 800 pages, avait été fractionné en trois volumes. Le premier volume traitait du canon dans l’Antiquité, chez saint Paul et dans l’Église, ainsi que du principe trinitaire dans l’organisation de l’Église. Le deuxième volume livrait une analyse du principe territorial dans l’Église, de l’économie, de la hiérarchie et du sacerdoce royal. Enfin, le troisième volume était axé sur le sujet plus large des rapports de l’Église à l’État ainsi que de l’Église au Monde. Il comprenait, en appendice, une analyse des règles apostoliques.
Quelques mois plus tard, les locaux de la bibliothèque de Colombes, qui devaient constituer à terme, pour le père Eugraph, le lieu d’un séminaire et dans lesquels il avait installé momentanément son bureau, brûlaient. Et nous ne sommes pas parvenus, dans nos recherches, à retrouver cet ouvrage.
A-t-il brûlé à l’état de manuscrit ? Le père Eugraph, qui n’était pas un « auteur », ne parlait jamais de ses écrits… Par ailleurs, nous savons que, très officiellement, le 23 mai 1952, le doyen de l’institut Saint-Denis, Vladimir Lossky ainsi que le collège des professeurs comprenant notamment Néophyte Minezak, Vladimir Iliine, Vsevolode Palachkosky et Pierre Kovalevsky, l’avaient jugé digne, auprès du patriarcat de Moscou, de recevoir le titre de Docteur en droit canon sur la base de ses travaux et, notamment, de cet ouvrage disparu.
Quoi qu’il en soit, ce dernier avait été titré par le père Eugraph : « Mesures de la nouvelle création ». Mesures, car les canons, écrits avec la participation de l’Esprit-Saint, donnent les mesures précises de la vie de l’Église en tant que société. Ce sont eux qui permettent à l’Église de « maintenir l’équilibre entre l’ordre et la liberté, l’unité et l’autonomie locale », et, ainsi, d’atteindre une organisation qui soit le véritable reflet social du principe trinitaire.
Ce sont les canons qui, détachés de tout lien de proximité avec les normes sociales et juridiques, étrangers à toute copie de société politique, économique ou sociale, se présentent comme les mesures exactes – modèles, lois, dispositions et principes de conduite ; mais aussi sagesse, équilibre et rythme – que l’Église doit suivre pour réaliser, ici et maintenant, l’économie de notre salut et « la nouvelle création » qui n’est rien d’autre que le monde transfiguré.
C’est ainsi la raison du titre de ce recueil rassemblant un certain nombre de textes d’Eugraph Kovalevsky relatifs à la volonté canonique de l’Église, et, dans sa deuxième partie, à la question de l’Orthodoxie occidentale. Tant il est vrai que sa renaissance, grâce à la résurgence d’une ancienne Église locale de l’Occident, l’Église orthodoxe de France, a posé et pose encore, pour beaucoup, de nombreuses questions d’ordre canonique.