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Les historiens de la Révolution française ont travaillé de longue date sur le refus qui s'est exprimé à travers la guerre de Vendée et la chouannerie. La contre-révolution y est indissolublement politique et religieuse et elle a marqué les mémoires jusqu'à nos jours, comme Jean-Clément Martin l'a montré. Mais il y a un autre modèle, à l'autre bout de la Fiance, de refus de la Révolution : un refus strictement et doublement religieux. C'est là la grande originalité, et l'objet de ce livre. Sur là bordure sud-orientale du Massif Central, en Ardèche, Lozère, Gard, Hérault, Tarn, les paysanneries catholiques ont massivement rejeté la constitution civile du clergé et protégé leurs prêtres, au prix de la dissidence ou de la rébellion ouverte. Elles ont également réagi à ce qu'elles percevaient comme le retour du péril protestant, les Cévennes huguenotes étant situées à leurs portes. La mémoire, ici, est celle que les hommes de 1793 gardaient des guerres de religion et de Rohan (1620) ou de la révolte des Camisards en 1702 : guerre civile, guerre de mémoires sur une frontière religieuse chauffée à blanc depuis des siècles. Les querelles politiques y ont épousé les vieilles haines confessionnelles. C'est l'apport de ce livre que de révéler une autre forme d'opposition et de révolte dans la France de la Révolution : à la fois proche et aux antipodes du modèle "classique" de la France de l'Ouest. Il faudra désormais prendre en compte ce refus antirévolutionnaire et antiprotestant, "archaïque" (il remonte au XVIe siècle) et "moderne" (les élites traditionnelles ne jouent aucun rôle dans le surgissement d'une haine et d'un choix politique authentiquement populaires). Bien évidemment, la problématique exposée dans le livre est au coeur de la question d'histoire moderne aux concours du CAPES et de l'agrégation, qui porte sur les liens entre la révolte et la Révolution. Elle peut permettre de bâtir des typologies de refus, des politisations, des liens entre politique et religion.