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Le livre de Guillaume Siaudeau s’ouvre sur un exil. Il choisit son désert, pour y planter ses poèmes, l’habiter. Il raconte l’existence rêvée qui aurait recouvré la chair animale, la peau verte, et dans cette présence première, naturelle, fertile, le pouvoir d’aimer. Maudire le béton, qui pourrait bien être le titre d’un manifeste écologique, est un recueil d’apparitions – hyène, fennec, oiseaux, oasis, tempête… – dont la plus éclatante est dans le regard de l’autre.
Entre sable et ciel, suspendus, des textes courts et multiples dont la légèreté défie toute gravité, se déploient le long d’une bande de papier fragile et de l’horizon incommensurable. Chacun, typographié, prend corps dans son irrégularité, arbore son italique, dresse ses capitales, vient exploser le cadre de la page en une myriade de lettres étoilées et prendre part à des constellations imaginaires.
Une terre à soi, tout à la fois l’étrangère et la promise. Un rêve d’éternité. Provisoirement mis à l’abri dans douze centimètres carrés.
Déplier le leporello, c’est pouvoir saisir le recueil au premier regard dans son tout avant même de le parcourir. On conseillera au lecteur la plus grande dispersion à travers le livre, qu’il s’abandonne au désert, et se fie, tel un chasseur-cueilleur, à une lecture intuitive.
Au fur et à mesure qu’il s’approchera des poèmes, il assistera au spectacle d’une naissance au monde présent, naissance qui ne peut avoir lieu qu’avec l’autre, plus justement par l’autre. « Nous ferons avec » – même si, non, parce que, la route est longue à deux et que certaines nuits seront des montagnes. S’offrir une existence pleine, donc nomade, s’offrir de s’éloigner parfois, et être, toujours présent, toujours neuf.
Si Maudire est manifeste, il ne nous extrait pas seulement de notre quotidien bétonné, mais lui oppose farouchement notre amour, il propose de repousser sans cesse nos limites, d’empoigner nos renoncements pour en faire une armée de courageux desseins.
Dans l’idéal, alors, renoncer à l’immuable, délaisser l’absolu.