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Martin John est-il un authentique délinquant sexuel, un fou, un mystificateur ? Attaque-t-il vraiment des femmes dans la rue, dans le métro de Londres et dans les trains, ou se contente-t-il de rêver de le faire ?
Nul ne le sait, et sans doute pas même sa mère qui le traite en permanence, et non sans rudesse, comme un irresponsable.
Ce qui paraît néanmoins certain, c'est que toutes les organisations sociales - famille, employeurs, services de santé, police - semblent avoir échoué à protéger Martin John du monde et échoué à protéger le monde de lui.
Mimétiques des aléas d'un cerveau dysfonctionnel, les pages du roman sont tantôt presque vides de mots, tantôt débordantes d'une parole torrentueuse. Des détails cruciaux dérivent, masqués et pourtant à portée de main pour qui veut reconstituer le puzzle. C'est ainsi qu'on apprend que Martin John souffre d'excentriques quoique inoffensives manies (un intérêt maladif pour l'Eurovision et les horaires de trains, une haine des mots commençant par la lettre «p», une collectionnite aiguë portant sur les vieilles cassettes ou les journaux périmés), mais aussi qu'il est le pur produit d'une culture misogyne.
Sertissant des choix narratifs et stylistiques radicaux dans l'empathie qu'elle éprouve pour ses personnages, Anakana Schofield livre ici un roman puissant servi par une écriture dont l'audace initie le lecteur "en temps réel" aux spectrales géographies de la perturbation mentale.