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« La vie est un long fleuve tranquille », prétendent certains adages. Beaucoup de vécus tendent à démontrer le contraire. « On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas ses parents », affirme encore une chanson. D'aucuns naissent avec un handicap, si petit soit-il, moteur, sensoriel, psychique et doivent, dès leur plus jeune âge, apprendre à se sentir différents, à souffrir du regard ou des réflexions de leurs « semblables », à trouver leur place dans la société. Dans notre monde, les aléas du destin se montrent cruels envers des hommes et des femmes, que l'accident ou la maladie frappe, quel que soit leur âge. Mourir à 31 ans ou à 74, comme le montrent deux nouvelles, ne constitue-t-il pas le même chagrin dans une famille éplorée ? L'égoïsme, l'égocentrisme qui placent un être au centre de tout, qui dédaignent autrui, ont souvent des répercussions au plus proche de ceux qui les personnifient et qui oublient que leur comportement engendre le mal autour d'eux. Plus que jamais, l'univers est confronté à des déplacements de populations, à des exils forcés. Pourtant, pour peu que l'on s'y penche, le phénomène ne s'avère pas nouveau et sans aller très loin de nous. Qui se souvient des quantités de Polonais, d'Italiens, d'Espagnols ou de Portugais qui se sont installés chez nous, poussés par la misère, par la dictature dans leurs pays, par la volonté de préserver leurs familles ? Beaucoup ont opté pour la nationalité française, certains reniant totalement leur patrie d'origine, d'autres en éprouvant la nostalgie. Ce sont des tranches de vie qui s'offrent ici au lecteur, des humains « marqués par le destin » , des exemples, un mis à part, sortis de mon vécu plus ou moins proche dans le sud haut-marnais.