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Ce livre explore la vie et l’œuvre de "Marcellin Berthelot", un des plus grands scientifiques français. Une des qualités admirables de Berthelot, comme d’Henri Poincaré et de Claude Bernard, c’est que ces grands savants furent aussi philosophes. Voyez au contraire Pasteur : certes nul n’a jamais eu plus de génie ni réalisé de découvertes plus merveilleuses, et plus utiles à l’humanité. Mais, si génial qu’il fût dans la science, c’était un spécialiste, sans esprit philosophique. Je tiens du docteur Armaingaud que Pasteur lui fit bonnement confidence de la difficulté qu’il éprouvait à lire les ouvrages philosophiques de son prédécesseur à l’Académie française, Littré, lesquels ne sont pourtant pas bien difficiles. Aussi lorsque Pasteur prit séance sous la Coupole, son discours fut-il écrasé par celui de Renan. Mais lorsque Renan publia sa fameuse Lettre à M. Berthelot (les sciences de la nature et les sciences historiques), Berthelot répondit par une autre lettre sur la Science positive et la science idéale, où il se tient au niveau de son illustre correspondant et n’est nullement éclipsé. Je pourrais citer d’autres exemples de spécialistes, que leurs pairs proclament éminents dans leur partie, et qui errent ou disent des banalités dès qu’ils traitent des sujets dont les honnêtes gens au sens du dix-septième siècle peuvent juger. Ceux-là ont leur place marquée dans d’autres classes de l’Institut, mais ne devraient pas pénétrer à l’Académie française, temple et bientôt peut-être dernier rempart de la culture générale. Un Berthelot, un Claude Bernard, un Henri Poincaré y entrent de droit, et au premier rang, à côté des plus glorieux écrivains.