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«Paris n’est Paris qu’arrachant ses pavés» écrivait Aragon, érigeant ainsi la Rue du Paris des révolutions au rang de sujet politique. La manifestation de rue, distincte des mouvements de la Rue du premier xixe siècle par lesquels bien des régimes se sont faits et défaits, est contemporaine de la ville haussmannienne, ou plutôt de son achèvement. À Paris, dès l’avènement de la IIIe République, la manifestation a tissé avec les rues palimpsestes des relations étroites, propres à créer des territoires – où se donnent à lire et à voir, pendant un très long siècle, des années 1880 à nos jours, les liens intriqués et noués entre l’histoire et la capitale, entre le cortège protestataire et sa mémoire, entre l’événement et sa représentation, soit autant «d’espaces-récits». Ces liens n’ont cessé d’être perpétués et constamment retravaillés, des décennies durant. À la croisée de l’histoire urbaine et de l’histoire politique, cet ouvrage, fondé principalement sur les archives et les recensions de la préfecture de police, pour certaines inédites, s’attache à la gestation de cette géographie manifestante, en même temps qu’aux bouleversements qui l’affectent depuis une quarantaine d’années et à leurs causes. Ses conclusions ébranlent bien des idées reçues. Notamment par la mise en évidence des multiples mutations des espaces de souveraineté populaire dont la «ville-scène» offre le spectacle. Manifesterait-on aujourd’hui davantage dans les prestigieuses artères et esplanades de l’ouest de la capitale qu’entre la Bastille et la Nation ? Après des décennies de mutations urbanistiques, sociales, politiques et culturelles, la rue peut-elle encore, au XXIe siècle, demeurer «le terreau fécond du peuple de Paris» ?