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Le choix esthétique du fragment, de la forme courte ou inachevée, reflète l'éclatement du monde dont Beer-Hofmann se sentait le témoin. Il est l'un des derniers représentants de toute une classe de ces Européens qui certes avaient dans chaque pays des caractéristiques individuelles, mais dont les idées circulaient par-delà les frontières des États et des langues, avec la facilité du Weltbürger, du citoyen du monde.
La disparition de ces « Européens de l'esprit » a sans doute été l'une des plus graves difficultés rencontrées par l'oeuvre de Beer-Hofmann après la Seconde Guerre mondiale, qui explique qu'elle soit passée à l'arrière-plan de l'histoire littéraire alors qu'elle mérite de figurer parmi les oeuvres essentielles. S'y ajoute la difficulté de classer une telle oeuvre : Beer-Hofmann est à la fois dramaturge, poète, romancier, essayiste. L'écrivain est pour lui « maître et serviteur des ombres », qu'il nourrit de son propre sang pour les remplir de vie : poésie, écriture dramatique, réflexion critique, écriture autobiographique ou narrative trouvent là leur point d'intime convergence.
C'est pourquoi le présent volume comporte, en complément des poèmes dont c'est ici la première traduction française intégrale, les notes fragmentaires et aphorismes qui permettent de les saisir dans leur juste lumière : « Le poète, écrit Beer-Hofmann, donne un nom à une partie de l'éternel flux sans nom, il le détache du temps infini et de l'espace infini pour le poser dans la sphère de cristal close et flottante d'une existence qu'il doit créer.»