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Machines sympathiques ? Sous ce titre un brin espiègle, cet ouvrage regroupe des travaux d’histoire sociale, de philosophie, des études littéraires ou cinématographiques, des travaux d'histoire de l’art. Il s’agit de poser la question complexe de la relation entre les hommes et les machines, croisant la figure mythique de la créature (tel le Golem ou l’androïde) qui prend son indépendance par rapport à l’homme, son inventeur. Du Pygmalion d’Ovide à Villiers de l’Isle Adam et à Karel Capek, les doubles inquiétants ne manquent pas. En Occident dans l’Antiquité, la “machine” est « tout ce qui nous aide à vaincre la nature dans notre propre intérêt. » Dès cette époque, l’intelligence humaine sait construire des dispositifs, en particulier des leviers, qui meuvent, à partir d’une faible force, des masses très pesantes ou volumineuses. Le savoir des marins et l’expérience des artisans se mêlent à des connaissances mathématiques. Il en sera de même entre la Renaissance et l’Âge classique. La mécanique connaîtra alors son véritable essor grâce à la science moderne, les physiciens prendront progressivement le relai des ingénieurs de la Renaissance. Au-delà des horloges et des moulins, des machines hydrauliques, les automates du XVIIe et du XVIIIe siècle simulent l’ordre du monde, lui-même compris comme mécanique. Les animaux sont des machines et les machines faites par les hommes des réalités plus imparfaites que celles faites par Dieu, mais de même nature. Tous les corps sont mécaniques, le corps social lui-même, l’État est une Machine artificielle, Léviathan. Au XIXe siècle, la transmission fonctionnelle du mouvement n’est plus la seule vocation des machines. Le moteur gronde, rugit, respire. L’être artificiel est désormais une machine vivante et va brouiller les frontières entre humain et machine. Inquiétantes, indifférentes ou sympathiques, que deviennent les machines pour les hommes ? Cette question reste cardinale aujourd’hui lorsque la frontière entre humanité augmentée et machines intelligentes semble s’estomper. Le cyborg interroge cette frontière. Entre des hommes devenus mécaniques et leurs créatures devenues indépendantes de leurs créateurs, comment considérer alors la création littéraire, l’art ou la vie intérieure ? Ainsi du XIXe siècle au XXIe, en littérature, dans l’art, en philosophie, on voit se décliner différentes relations entre les hommes et les machines. L’inquiétante figure mythique du Golem est relayée par l’absence de mystère des automates, mais dès le XIXe siècle la machine se fait vivante et la question de la frontière entre homme et machine se transforme. C’est cette frontière qu’explore l’ensemble des contributions rassemblées dans ce volume. Elles permettent de reconsidérer un certain nombre d’idées reçues et de mettre en relation fiction, philosophie des techniques et théorie littéraire.