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Henri Étienne Dayssol fut un militant de la première heure pour le renouveau de la culture occitane néanmoins depuis longtemps il écrit en français pour la raison, dit-il, qu’il pense avec les mots de cette langue. Amoureux de la mer il vit en Corse à Bastia et participe à la vie culturelle de l’Île. C’est un adepte de la scène qui met son écriture à l’épreuve des lectures publiques. Cette pratique l’a conduit à écarter le discours inintelligible ou l’emploi systématique des pieds et des rimes. Bien souvent, obéissant au poème, il préfère l’assonance convoquée à bon escient et le rythme syncopé sans briser la mesure. Il ajuste les sonorités à la voix qui habite le texte et cède volontiers au plaisir de chahuter le sens jamais évacué. Il en appelle à l’émotion mais son lyrisme est légitime : c’est celui du for intérieur confronté à la vie. De ces choix naît une poésie secourable et modeste : le sait-elle mais elle a dans ses gènes la résistance à l’élitisme et aux logiques du marché qui mettent à terre sans contredit la vitale expression des peuples. Voici, à ce propos, ce que l’auteur dit de lui-même : « Si tant est que je sois poète c’est au titre d’homme ordinaire, poète comme tout le monde : la poésie dans son principe c’est l’affaire de tous. » Et donc il veut que ses poèmes soient des plus accueillants raison pour laquelle plutôt que l’excès d’oxymores l’ellipse et les tournures compliquées il fait siens le parler simple et les mots les plus communs. De son point de vue si l’intime est universel l’accès le plus sérieux à son partage c’est le langage familier. Il porte en lui dans sa matière et dans ses formes la proposition d’une écriture poétique revitalisée et concernante ; alors c’est ce langage tout naturellement qu’il invite avec nous à la fête des mots.