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À partir des années 1990 s’impose la conviction que le recul du racisme et de l’antisémitisme résultera de la connaissance des tragédies du passé auxquelles ces idéologies ont conduit. Trente ans plus tard, le constat est sans appel : le racisme peine à reculer, l’antisémitisme connaît une nouvelle vigueur et l’extrême droite xénophobe accumule les succès électoraux. Il devient donc impérieux d’interroger une pédagogie par la mémoire des événements tragiques (Shoah, esclavage « négrier », colonisation) qui n’est plus au diapason d’une société et d’une jeunesse en profonde mutation. Alors que les mémoires sont devenues des vecteurs de confrontations identitaires, que l’antisémitisme contemporain puise à des matrices ignorées des programmes scolaires (islam et antisionisme) et que la recherche historique récente a enrichi et renouvelé les savoirs, le récit historique doit être profondément repensé. Cet essai suggère de transmettre l’histoire des racismes et des antisémitismes, non plus en partant de leurs conséquences les plus tragiques, mais par l’analyse de leur fabrique, de leurs mythes constitutifs et des stratégies de leur permanence, en privilégiant le temps long et la démarche comparative, sans éluder ni le rôle des religions, ni les sources extra-européennes du racisme et de l’antisémitisme.