Figure méconnue, le Haut représentant pour la politique étrangère
et de sécurité commune (PESC) occupe pourtant une place centrale sur
la scène diplomatique européenne.
Plus de dix ans après la création du poste par le traité
d'Amsterdam, le traité de Lisbonne renforce d'ailleurs substantiellement
les attributions du nouveau «Haut représentant pour les Affaires
étrangères et la politique de sécurité» qui intègre les fonctions de
commissaire chargé des relations extérieures détenues par Benita
Ferrero-Waldner entre 2004 et 2009.
L'action de Javier Solana, premier et unique titulaire du poste de
Haut représentant pour la PESC entre 1999 et 2009, a sans aucun doute
contribué à son renforcement.
Faiblement doté en ressources administratives et financières,
dépourvu de réseau diplomatique, le Haut représentant pour la PESC,
également secrétaire général du Conseil, avait en main les instruments
diplomatiques classiques, qui sont aussi les instruments de base pour
mener une politique étrangère : déclarations, visites et rencontres au
sommet, participation à des conférences internationales. Mais Javier
Solana s'est rapidement heurté aux limites des prises de position à 27,
qui reposent bien souvent sur le plus petit dénominateur commun.
C'est en investissant le terrain de la gestion des crises, c'est-à-dire
en contribuant à l'émergence de la politique étrangère et de sécurité
défense (PESD), que le Haut représentant s'est réellement dessiné un
espace d'action.
«Nul doute que l'ouvrage fera autorité sur le sujet et structurera le
débat à l'avenir sur le rôle et l'institution du Haut représentant pour la
PESC.»
Bastien Irondelle, chargé de recherches au CERI-Sciences Po
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