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Roland, dans le quartier, tout le monde le connaît. C’est un drôle de bonhomme, ce petit vieux-là. On l’a surnommé « Le Shérif » à cause de son chapeau de cow-boy. Sa vie, elle est réglée comme du papier à musique : levé avant le soleil, une petite visite au poulailler, son « harem », et puis il dépose sa sœur, folle et handicapée, sous la grange, et enfin il enfourche Pégase, sa fidèle bicyclette, direction le bistrot avec ses œufs frais. C’est là qu’on le retrouve, pour boire quelques petits cafés bien « mouillés » avant de poursuivre la journée, ponctuée de ripailles, de ballons de blanc, et surtout de bons copains, comme lui des retraités et des chômeurs, qui fanfaronnent et débattent sur des sujets aussi fondamentaux que l’omelette, les tomates, ou le rythme des pigeons. L’Oisiveraie, c’est chez Roland : la maison aux volets bleus collée à un immeuble, la buvette gratuite (arche de Noé improbable où l’on trouve des vieux amis), un enfant et aussi un chien, des cochons d’inde, des furets, des poules, un bouc nain, des colombes peintes et une tortue, un refuge où la temporalité est alternative et où il est toujours temps de prendre le temps. Publié initialement en 2004 aux éditions Charrette David Prudhomme, précurseur ici de l’éloge de la lenteur et de la décroissance, a entièrement redessiné et recomposé L’Oisiveraie pour L’Association.