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Un peu naivement, l'artiste du XVIIIe siecle se representait, crayon en main, son carton a dessins sous le bras, parfois protege d'une ombrelle que lui offrait une main secourable -Et in Arcadia ego - prenant possession du paysage et de la lumiere, spectateur-acteur accordant parfois a son compagnon de voyage - le redacteur - l'aumone d'une silhouette: l'intention etait honnete, sinon convaincante. En fait, c'est quand l'artiste n'est plus dans le " cadre " qu'il devient le plus present, meme si, de Cassas a Delacroix, voire a Morisot, la " reecriture " de l'artiste, ce " second voyage " deja, ou l'on passe de l'esquisse a l'oeuvre, est une alchimie qui lui fait perdre en intensite ce qu'elle gagne en rectitude academique. Loin de l'atelier, ou un jour il reconstruira un monde qui, pour l'instant, possede une trop forte alterite, l'artiste deguise en Bedouin tente de se fondre dans ce qu'il represente, d'etre le grand absent du spectacle qu'il offre a notre regard. Illusion: pas plus que le Bedouin ne le prend pour un Bedouin, l'artiste ne voyage sans sa besace culturelle. Il n'est pas donne a tout le monde, comme a ces peres jesuites occidentaux, devenus artistes-peintres sur soie a la Cour de l'empereur de Chine, de se gommer entierement, ad majorem Dei gloriam. Claude Lagoutte, qui clot ce volume, atteignit ce rare etat d'indifference-existence au monde. Mais il y a parfois un peu de Bretagne dans le Tahiti de Gauguin, d'Ecole des Beaux-Arts, lecon de modele vivant, dans le Maroc de Delacroix. L'artiste n'echappe pas au destin commu du voyageur: etre deplace.