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Au début du Ve siècle, même si les chrétiens sont encore inquiétés ici ou là, le temps est désormais révolu où les apologistes devaient revendiquer pour l'Église le droit à l'existence. En dépit de la tentative de l'empereur Julien (361-363) de restaurer le paganisme, l'empire, avec Théodose, est officiellement devenu chrétien. L'entreprise apologétique de Théodoret, à première vue surprenante, n'est pas pour autant anachronique : s'il ne s'agit plus de réfuter les accusations infamantes autrefois portées contre les chrétiens ni d'inviter les empereurs à la tolérance, il faut vaincre encore le mépris qu'affectent nombre de païens cultivés, pour les origines récentes et modestes du christianisme, pour l'inculture des apôtres, pour le style pauvre et barbare des Écritures. L'apologie en douze livres que conçoit Théodoret ne sera donc pas une oeuvre de combat où il faut écraser l'adversaire : elle se veut, comme l'indique son titre, un moyen de guérir les païens de leurs erreurs, de leur scepticisme condescendant qui risquait fort de séduire aussi certains chrétiens. En se plaçant sur le terrain de la « culture » (« paidéia »), et sans refuser ce que les plus grands poètes et philosophes grecs ont entrevu de la nature du monde, de l'homme et de Dieu, Théodoret entend montrer que la religion chrétienne est seule à donner accès, par la foi, à une véritable « paidéia ». Loin de condamner la culture grecque, comme l'avaient fait souvent les apologistes antérieurs, il veut entreprendre sa « conversion ». C'est ce qui fait l'intérêt et l'originalité de cette apologie.