Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
En dépit de sa présence déterminante sur la longue durée, l’islam en Afrique a encore du mal à se départir d’une image de « religion importée » et « bricolée » face à un monde musulman arabophone. Si cette présence au sud du Sahara n’a nullement été linéaire et s’inscrit au contraire dans des effets de replis et de reprises successifs, le puissant mouvement de réislamisation, qui s’amorce à la fin du XVIIIe siècle pour s’accélérer dans les dernières décennies du XXe siècle, ne permet plus de faire l’économie de la dynamique sociale et politique du religieux pour comprendre l’Afrique actuelle et, singulièrement, de la place qu’y occupe l’islam.
Au fil d’un parcours à travers cinq pays de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal, cet ouvrage souligne combien l’Afrique musulmane est inscrite dans la modernité et participe de ce que l’on peut appeler la globalisation islamique. Mais plus encore qu’une active présence au monde, l’Afrique d’aujourd’hui donne à voir des pratiques politiques et sociales originales qui puisent massivement dans la ressource religieuse, cherchant ainsi à pallier la faillite morale, politique et économique des États.
Décrivant et analysant les configurations des expériences démocratiques en cours, le phénomène d’assimilation réciproque des sphères politique et religieuse, et le degré d’organisation des acteurs islamiques au sein des sociétés civiles, cet ouvrage pose en final la question de l’émergence d’un nouveau type de rapports entre l’État et la société, que l’on peut qualifier d’« espace public religieux ».
Gilles Holder est anthropologue au Centre d’études des mondes africains à Aix-en-Provence (CEMAf, UMR 8171 du CNRS). Travaillant depuis une quinzaine d’années au Mali sur le fait politique, il s’intéresse à la place du religieux dans la sphère publique et coordonne le programme ANR PUBLISLAM (Espaces publics religieux : États, sociétés civiles et islam en Afrique de l’Ouest). Il a notamment publié Poussière, Ô Poussière ! La cité-État sama du pays dogon (Société d’ethnologie de Nanterre, 2001) et, en collaboration avec Anne-Marie Peatrik, un numéro spécial du Journal des africanistes intitulé Cité-État et statut politique de la ville en Afrique et ailleurs (2004). Ont également participé à cet ouvrage : Jean-Louis Triaud, Michèle Leclerc-Olive, Robert Launay, Benjamin F. Soares, Souley Hassane, Robert Launay, Rudolph Ware, Fabienne Samson Ndaw, Marie Nathalie LeBlanc, Maud Saint-Lary, Jean-Pierre Dozon, Abdourahmane Seck.