L'art a-t-il un pouvoir contre la violence ? Les oeuvres d'art
composées pendant la guerre ont-elles un effet particulier sur un
récepteur d'aujourd'hui ? La musique et la poésie peuvent-elles
avoir un fonctionnement commun ?
L'ouvrage répond à ces trois questions, et le fait par l'affirmative :
la lecture et l'écoute d'oeuvres poétiques et musicales de la guerre et
du direct après-guerre nous permettent, aujourd'hui, d'exorciser la
violence de la Shoah. En étudiant les oeuvres de Char et Michaux
aussi bien que celles de Messiaen et Jolivet, l'auteur montre qu'en
brouillant la réception du lecteur et de l'auditeur, ces oeuvres ont un
fonctionnement contre-violent : en les lisant, en les écoutant, on
devient autre - et cette expérience de l'altérité se comprend comme
une expérience éthique.
L'enjeu de ce livre est donc triple. Il s'agit d'une part de mettre à
nu, par une analyse suivie des oeuvres poétiques et musicales, les
marques sémiotiques de cet exorcisme ; d'autre part, de proposer
une approche comparée de la musique et du langage ; enfin, de
développer une conception sémiotique générale des arts, fondée
sur une approche transdisciplinaire au sein de laquelle s'articulent
linguistique, analyse musicale, sémiotique et philosophie.
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