Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Le corps humain ? Chacun aujourd'hui en connaît, ne serait-ce que de manière approximative, la structure, les organes et leurs fonctions. Or ce savoir, si commun semble-t-il désormais, est d'invention récente. Très longtemps, le corps, ses mouvements, ses humeurs et ses maux sont demeurés énigmatiques et inexplicables. De ce qui se passe sous la peau, la compréhension a été lente. Elle fait l'objet de ce livre, qui étudie ensemble progrès des connaissances médicales et évolution des représentations corporelles. Elles ne peuvent en effet être dissociées, tant il apparaît que le regard est le premier moment de la compréhension. Léonard dessine des charpentes osseuses, des muscles en extension, des abdomens en coupe et des crânes décalottés. Dürer scrute son reflet d'homme au miroir comme il examine plantes rares et animaux communs. L'Art de la Renaissance - peinture, sculpture, gravure - est un relevé méthodique des apparences, observation attentive des formes, tentative d'intelligence de l'humain. Avant qu'il en soit ainsi, il a fallu, tout au long du Moyen Âge, apprendre à représenter les volumes, leur donner galbe et ombre et, lentement, s'affranchir des conventions traditionnelles et des règles religieuses. Pour qu'il en soit ainsi, il faut encore tenir à distance les habitudes d'idéalisation qui dictent à l'artiste canons classiques et proportions parfaites, au mépris de la vérité physique. Au risque d'être tenu pour hérétique, il faut pénétrer dans les territoires du difforme et du monstrueux et se hasarder jusqu'au morbide et à l'insupportable. Ces lents progrès du regard ne peuvent se décrire en s'en tenant aux seules données de l'histoire de l'art. Codes sociaux et usages hygiéniques, théories cosmologiques et rêveries poétiques, réflexions politiques et lecture des Anciens : autant d'éléments nécessaires à l'analyse. Ils sont ici réunis afin de montrer combien la révélation du corps est aussi invention d'une nouvelle civilisation, la nôtre.