Les gouvernements généraux de l'Afrique équatoriale française (AEF), de l'Afrique occidentale française (AOF) et de l'Indochine étaient des groupes de territoires coloniaux : ils furent créés par la France à la fin du XIXe siècle, afin de donner une unité de direction à des possessions coloniales jusque-là dispersées.
L'étude de l'oeuvre et de la doctrine coloniales de Martial Merlin (1860-1935) permet de mieux connaître l'institution du gouvernement général. En effet, Merlin est le seul administrateur colonial à avoir occupé successivement les postes de gouverneur général de l'AEF (de 1909 à 1917), de l'AOF (de 1919 à 1923) et de l'Indochine (de 1923 à 1925).
Tout au long de sa carrière, Merlin a souhaité que l'administration coloniale fût organisée sur des bases claires. Il a défini les attributions de chacun des organes du gouvernement général et il a souligné le rôle essentiel du gouverneur général, chargé d'assurer la direction politique et la coordination économique des territoires regroupés. Merlin souhaitait également que l'administration coloniale française s'appuyât sur des bases solides. Il a mis en oeuvre une politique d'association, afin de diriger les populations colonisées par l'intermédiaire de leurs chefs coutumiers, même si cette politique n'était pas dénuée d'ambiguïté.
En tant qu'organe de coordination économique, le gouverneur Merlin a défini une politique de développement précise - une politique de développement « autonome » -, tout en se souciant des moyens de cette politique (il a notamment réglementé le régime de la main d'oeuvre et des terres). En tant qu'organe de direction politique, il a mis en oeuvre une politique de « contact », afin d'entraîner l'adhésion des populations locales à la cause française, tout en menant une politique « défensive », face à l'irruption de mouvements hostiles à la colonisation française.
We publiceren alleen reviews die voldoen aan de voorwaarden voor reviews. Bekijk onze voorwaarden voor reviews.