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Le visage n’est pas une donnée naturelle. Il est bien souvent une construction historique, sociale et politique. Sa polyvalence reflète nombre de tensions conceptuelles qui ont fondé la conception même de l’être humain : la relation du corps et de l’âme, de l’intérieur et de l’extérieur, de l’artificiel et du naturel. Mais aujourd’hui, il est pris dans de nouvelles tensions suscitées par de nouvelles pratiques allant de la chirurgie esthétique à la greffe du visage, des selfies aux contrôles au faciès, du piercing à la décoloration de la peau et au changement de la couleur des yeux, de la reconnaissance faciale des individus à la prétention de l’intelligence artificielle à connaître les émotions. Ces nouveaux phénomènes ne ressuscitent-ils pas les vieux démons de la science occulte de la physiognomonie, les phantasmes de la transparence du visage par rapport au for intérieur de l’individu, les stéréotypes du visage promus par l’eugénisme et par diverses formes du racisme? Quelle politique du visage envisager alors dans la situation où la construction du visage semble échapper à l’art pour subir les assauts de l’industrie, de la science, du marketing, des nouvelles technologies, de la politique sécuritaire? Le risque n’est-il pas de réduire le visage au seul champ du visible, là où il le dépasse et demeure insaisissable. Dans un regard croisé entre art et psychanalyse, entre envoûtement esthétique et regard éthique, l’ouvrage explore cet insaisissable du visage afin de le laisser à son essentielle irréductibilité.