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« Lorsqu’au début (mars 2020) des mesures politico-sanitaires autour de la pandémie j’ai constaté qu’une majorité de psychanalystes lacaniens s’enfermaient chez eux, renonçaient à recevoir en présence des analysants et pratiquaient éventuellement la télé-analyse, cela fut un choc et je fus envahi par des sentiments de colère et de solitude. Ainsi mes collègues désertaient-ils leur poste en pleine tempête et se calfeutraient dans leur domicile, retranchés derrière des injonctions qui en fait ne les concernaient pas puisqu’on était autorisés par dérogation à se déplacer pour des soins ! Quelle démission ! L’argument selon lequel la psychanalyse n’était pas une profession réglementée ou qu’un psychanalyste n’est pas un soignant m’apparaissait scandaleux et de mauvaise foi. La psychanalyse n’a-t-elle pas été par identifiée par Lacan, en 1973, à un poumon artificiel face à l’angoisse déclenchée par les progrès de la science ? Et là, la science était appelée en renfort d’une politique impuissante !
Je mis quelque temps à relier les sentiments que j’éprouvais à mon histoire personnelle. Suite à une tuberculose, attrapée sans doute à l’hôpital où j’étais externe et après avoir justement été vacciné par le bcg, j’avais été atteint par l’épidémie et je dus me confiner dans un sanatorium quelques mois. Expérience très riche qui m’avait conduit à demander à Lacan de faire une analyse.
L’excès des sentiments qui m’envahissaient se changea vite en réaction de ne pas en rester là et de les transformer en ce que j’appelle “épreuve de vérité”. Comment des analystes lacaniens pouvaient-ils aborder les événements en se fixant sur des personnifications guignolesques du virus sans même prendre le temps d’analyser les effets des discours qui sont tenus sur lui et qui encadrent les significations et les actes que cela autorise. Qu’en était-il de l’acte du psychanalyste ? Derrière son écran d’ordinateur ?
Il me fallait prendre la parole en public. Pas pour seulement m’insurger, dénoncer ce qui me choquait, mais dire mes raisons de pratiquer autrement. » E.P.