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Les expériences artistiques nées dans des contextes politiques de domination – aux Amériques durant l'expansion ibérique, mais aussi ailleurs sur la planète et dans d'autres époques – constituent aujourd'hui l'un des objets privilégiés de l'histoire, de l'anthropologie et de l'histoire de l'art. Il reste toujours difficile, pourtant, d'en définir les dynamiques. Comment analyser les aspects inventifs de ces expériences sans oublier leur rapport à la violence de la conquête et à la colonisation ? Comment, d'autre part, ne pas réduire ces mêmes créations à un art des vaincus, des dominés, des subalternes ? Comment, finalement, aborder les relations complexes entre matériaux, iconographies, concepts, mots, gestes et regards qui se produisirent dans la fabrique et dans l'utilisation d'objets nouveaux ? Le propos de ce livre est de contribuer à cette discussion à partir de trois ensembles d'images paradigmatiques créés en Nouvelle-Espagne entre le XVIe et le XVIIe siècles : les mosaïques de plumes, les cartes géographiques et les graffiti. En s'éloignant d'une lecture fusionniste, cette étude avance l'hypothèse que la singularité de ces créations ne relèverait pas d'une pulsion syncrétique, mais d'un complexe processus d'intraduisibilité. Plutôt que de saluer les ponts et les similarités qui constitueraient l'essence du métissage entre le monde mésoaméricain préhispanique et la Renaissance européenne, nous privilégions ainsi l'analyse des distances et des différences entre pratiques et théories de l'image incomparables dont la mise en tension réciproque constitua la source à la fois paradoxale et fertile de ces mêmes expériences métisses. L'effort incessant pour comprendre, traduire, adapter, déchiffrer, transformer, actualiser, condenser d'une langue à l'autre et d'une main à l'autre, traditions, savoirs, techniques et concepts mutuellement dissemblables, et parfois même contradictoires, constitua le moteur exceptionnel d'une pensée visuelle et verbale inédite.