Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Le spectacle contemporain des forces de gauche est consternant. Alors, finis, leurs grands engagements ? Évanouies, les belles aspirations qu’elles véhiculaient, imposant la république par leurs combats, se constituant en opérateur politique du mouvement ouvrier, et incarnant une idée ouverte de la nation ? L’idée de gauche est comme orpheline des significations ayant fait sa grandeur. Elle semble condamnée, au mieux, à animer une radicalité sans lendemain, ou des jeux politiciens désespérants. Si tout le spectre politique peut se réclamer de l’idéal républicain, y compris le Rassemblement national, si le mouvement ouvrier a cessé d’incarner le sel de la terre, et si l’extrême droite a presque le monopole de l’identification à la nation, que reste-t-il à la gauche ?
Michel Wieviorka fait ici œuvre historique, en retraçant avec minutie les processus au fil desquels s’est construite une idée de gauche consistante avant qu’elle se perde. Et il examine diverses pistes qui pourraient permettre de renouer, à gauche, avec l’exigence intellectuelle et morale, et un haut niveau de projet social, culturel et politique.
Michel Wieviorka
est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales.