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Dans "Les Sacrifices de l’amour" (1771), le romancier Claude-Joseph Dorat définit le XVIIIe siècle comme une époque où les hommes cherchent à séduire les femmes « pour obtenir le droit de les mépriser ». Pareil propos à de quoi surprendre : aujourd’hui, on a plutôt l’habitude d’entendre parler élogieusement du libertinage des Lumières, qui aurait fait éclater le corset moral et religieux qui réprimait les désirs sexuels. Mais faut-il vraiment associer « libertinage » et « liberté » ? Le présent ouvrage voudrait rendre la parole, sur ce point, aux écrivains du XVIIIe siècle. Leurs écrits suggèrent que, pour comprendre les enjeux du libertinage, il faut replacer celui-ci dans le temps long d’un affrontement entre les deux sexes qui dure depuis l’aube de l’humanité. L’Éros des Lumières correspond à une stratégie mise en œuvre par les hommes pour exercer sur les femmes une domination sans partage. Sous le prétexte d’inviter celles-ci à prendre leur part dans les plaisirs amoureux, les séducteurs tendent un piège au sexe féminin : la sophistique libertine s’emploie à faire de chaque femme une esclave heureuse, asservie à la toute-puissance masculine, rendue disponible à merci et forcée de reconnaître pour seul et unique maître, le phallus.