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La parrhesia antique idealisee, cette parole franche qu'autorise et exige la democratie, devrait disparaitre avec l'installation des pouvoirs souverains du Moyen Age. De fait, la repression legale des paroles sacrileges signale la naissance de la theocratie pontificale et de l'Etat moderne au tournant des XIIIe et XIVe siecles. L'absolutisme va de pair avec une reduction de la liberte de parole a un simulacre politique. Entre le VIIIe et le XIIIe siecle cependant, en Occident latin, en Islam et dans l'empire byzantin, des pouvoirs souverains qui disent tenir de Dieu leur autorite voient leurs elites religieuses continuer a revendiquer et a pratiquer une forme de liberte de parole. Ces elites exercent une critique justifiee par leur maitrise de la tradition ecrite et par leur experience du gouvernement. Elles envisagent la liberte de parole comme un devoir religieux vis-a-vis du prince, en appellent a sa conscience et l'exhortent a etre a la hauteur du pouvoir recu de Dieu. Leurs paroles critiques prennent aussi un public a temoin, dans le cadre d'un rituel politique qui n'est jamais parfaitement controle ni instrumentalise. Elles contribuent ainsi a associer une large communaute, fondee religieusement, a l'exercice du pouvoir.En comparant la liberte de parole assumee par ces elites medievales, c'est donc le fonctionnement des empires du Moyen Age central qu'on analyse - des empires dont l'assise theocratique reste compatible avec la critique et implique la participation sous controle d'une partie des populations. Au debut de la periode, celui qui critique le prince lui donne un gage de fidelite; il declare que le pouvoir exerce peut etre ameliore. A la fin de la periode, le critique fait d'abord valoir son amitie pour le souverain - indice de la reduction de l'assise collective de ces regimes.