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"Toute vie est bien entendu un processus de démolition." Gaston Miron (1928-1996) se reconnaissait dans cette phrase de F. Scott Fitzgerald alors même qu'il s'acharnait à écrire, au milieu de mille tourments, de mille contradictions et incertitudes, ce qui allait devenir le recueil de poèmes le plus célèbre du Québec : L'homme rapaillé. Voilà bien en effet un livre bâti avec l'énergie du désespoir, avec ce mélange de courage et d'angoisse qui est la marque propre de Miron, sa voix blessée et fière, "partageuse" et pourtant unique. Qu'il parle de son pays, le Québec, des luttes sociales, de l'amour violemment présent ou évanoui, de l'histoire, des turbulences du monde, c'est le timbre, le souffle puissant d'un poète tout entier en quête de son rythme et qui s'avance sans retenue ni prudence : "J'ai fait de plus loin que moi un voyage abracadabrant." Miron ou le chant général d'un homme démuni. Miron ou le combat d'une langue agressée qui finit par forger une rumeur planétaire. Miron le poète épique qui procède par désastres et sursauts. Avec lui, l'espace américain devient une étendue fracturée, l'extase de l'infini comme une petite mort, et le rêve de conquête une ombre éphémère.