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La fin de l’Histoire de l’art ne signifie nullement la mort de l’art. Au contraire Car en échappant à l’illusion historicienne et au mythe prométhéen du progrès en art, nous redécouvrons ses liens avec le mythe faustien : l’art est une expérience-limite de lucidité, pour éclairer l’image du monde. La fin des avant-gardes s’est accomplie à notre insu pendant les années soixante-dix. Le thème réel et commun à toutes les avant-gardes, après la découverte de l’idée d’Histoire au XIXe siècle, apparaît aujourd’hui par-delà toutes les images réalistes, abstraites, aléatoires, conceptuelles ou corporelles : c’est le désir pulsionnel d’être des créateurs d’Histoire de l’art, crispation sexuelle du mythe prométhéen, symbole activé de la « création » capitaliste ou révolutionnaire. Mais aussi : morbidité des avant-gardes fascinées par la logique inéluctable de leur fin, emprunts exotiques ou sursauts réactionnaires, tel le kitsch, promu style officiel de notre époque par André Malraux, néorétro, rien n’a manqué à l’épopée prométhéenne, pas même le bec rongeur de l’aigle/nouveauté, ni l’automutilation de l’artiste. Redécouvrir la fonction anthropologique de l’art - en s’aidant de la sociologie interrogative et de la mythanalyse -, c’est lier mythe, art et liberté, et renouer avec l’origine de l’art : un art post-historique.