Entre 1878 et 1890 une seule compagnie s'établira au Congo et y
créera quatre filiales. Est-ce pour générer plus de diversité et de
concurrence que le roi incitera et aidera les milieux d'affaires
anversois à créer 7 autres sociétés avant la mise en activité du chemin
de fer en 1898 ? Toujours est-il qu'à partir de ce moment, la doyenne,
la C.C.C.I, va s'opposer violemment aux desseins économiques du
souverain. Les compagnies, pour l'essentiel des comptoirs
commerciaux, seront créées après la liaison par train de Matadi à
Kinshasa. Elles n'excéderont jamais une soixantaine d'unités ; 13 %
d'entre elles disparaîtront pour faillite, et une dizaine fusionneront au
Kasai, sous la pression de la C.C.C.I, laquelle participera activement
avec l'État au début de la mise en valeur du Katanga.
En parallèle à ces travaux, l'État mettra en place l'embryon de
l'organisation d'un État moderne, un service médical, une justice écrite
ordinaire et militaire, une force de police, des routes, des transports,
des communications, des services agricoles et forestiers, le cadastre,
une flotte, les douanes, la poste, la monnaie, deux ports de mer et, en
collaboration avec les missions, un embryon d'enseignement primaire.
Durant 30 années, 12 000 expatriés dont 8 000 Belges participeront à
cette mise en valeur, pour les trois quarts d'entre eux dans le Bas
Congo.
Ce livre, abondamment illustré (une centaine de photos d'époque),
est un témoignage de leurs réalisations jusqu'à la reprise de l'État
Indépendant du Congo par la Belgique en 1908.
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